Dimanche 23 octobre 7 23 /10 /Oct 16:52

Selon les travaux de l'INSEE, notamment relatifs à la définition des aires urbaines pour l'année 2010, Labruguière est une commune relevant de la zone d'emploi de Castres-Mazamet. A ce titre, notre commune n'est pas dépendante de l'une ou de l'autre de ces communes, elle est plutôt "multipolarisée" (cela signifie qu'au moins 40 % des actifs résidant à Labruguière travaillent dans plusieurs aires urbaines, sans que ce seuil de 40 % ne soit atteint dans une seule de ces aires urbaines, mais qui forment ensemble un seul tenant).

Ainsi, notre commune, bien que multipolarisée, figure comme une commune isolée (non comprise, donc, ni dans l'aire urbaine de Castres ni dans celle de Mazamet).

Par contre, Labruguière relève de ce que l'INSEE appelle la zone d'emploi de Castres-Mazamet, recouvrant un bien plus large territoire que celui de la Communauté d'Agglomération avec 87 communes au total.

 

 

1 / Le contexte de la Communauté d'Agglomération (données pôle emploi) 

 

1-1 / La Communauté d'Agglomération dans le département

Le département du Tarn, selon les données Pôle emploi, en 2008, comptait 9 236 établissements, rassemblant 73 201 emplois. A la même période, selon l'INSEE, le département du Tarn compte 371 738 habitants. Sur cette population, 228 254 personnes sont âgées entre 15 et 64 ans (et donc en âge de travailler : c'est la population active). dans cette population active, 143 306 personnes ont un emploi.

L'INSEE indique également que 17 642 tarnais travaillent en-dehors du département.

Ainsi, lorsque l'on croise les données INSEE avec les données de Pôle emploi, on se rend compte que, dans le département du Tarn, il existe 1 emploi pour 5 habitants. En moyenne, chaque établissement Tarnais compte 7,9 emplois.

 

 

1-2 / La Communauté d'Agglomération et la Zone d'Emplois

 

En 2008, selon les données Pôle emploi, la Communauté d'Agglomération compilerait 20 090 emplois répartis dans 2 360 établissements différents. Lorsque l'on observe la zone d'emploi, au sens qu'en donne l'INSEE, ce sont 27 709 emplois qui sont concentrés dans 3 518 établissements, mais cela sur 87 communes.

Ainsi, le territoire de la Communauté d'Agglomération représente bien le réservoir central d'emplois de la zone, puisque les 16 communes constitutives (18% des collectivités constituant la zone d'emplois) totalisent 72 % des emplois et 67 % des établissements. La répartition territoriale des emplois est ainsi parfaitement inéquitable. En effet la zone d'emploi (87 communes), totalise 137 081 habitants. La Communauté d'Agglomération (16 communes), compte 81 850 habitants. Ainsi, la CACM représente 60 % des habitants, comprenant 67 % des établissements et 72 % des emplois.

La zone d'emploi comprend 1 emploi pour 4,94 habitants, ce qui est à peine plus favorable que l'indice départemental (1 pour 5).

La Communauté d'Agglomération comprend, quant à elle, 1 emploi pour 4,12 habitants. L'effet polarisant de la Communauté d'Agglomération de Castres-Mazamet, en négatif avec la zone d'emploi est accentué lorsque l'on isole, de cette même zone d'emploi, l'agglomération. Ainsi, la zone d'emploi hors agglomération comprend 1 emploi pour 7,11 habitants (7 619 emplois pour 54 231 habitants).

La zone d'emplois de Castres-Mazamet donne une moyenne de 7,8 emplois par établissement, celle de la CACM est à 8,9 emplois par établissement. Ceci démontre que le pôle CACM comporte de plus grandes entreprises en général.

 

 1-3 / l'échelle infra communautaire

Au sein même de la CACM le déséquilibre est énorme. La ville de Castres fonctionne comme une locomotive concentrant les établissements et les emplois.

En effet, au sein de l'agglomération, Castres représente 60 % des établissements et 65,4 % des emplois. A l'échelle de la zone d'emplois, Castres peut revendiquer la même hégémonie avec 40 % de concentration des établissements et 47 % des emplois. La ville, qui compte sa propre Aire Urbaine (identifiée en croissance par l'INSEE) est un véritable pôle économique local.

Les deux graphiques ci-dessous (données Pôle emploi) illustrent la position de Castres au sein de l'agglomération, d'abord pour les établissements, ensuite pour les emplois.

 établissements 2008

 emplois 2008

Les établissements de la ville de Castres, quant à eux, concentrent en moyenne 9,2 emplois.

 

A l'échelle de la CACM toujours, la dynamique de croissance d'emplois est positive. Depuis 1999, en effet, la communauté d'agglomération a gagné 962 emplois, mais a perdu 56 établissements. Ainsi, si l'emploi croît, l'activité économique a tendance à se restructurer. cette évolution se confirme par la moyenne d'emplois par établissement, qui évolue de 0,6 % en 9 ans (elle passe de 7,9 emploi par établissement à 8,5).

 Evolution du nombre d'établissements par commune entre 1999 et 2008Etablissements agglo 1999 2008

  Evolution du nombre d'emplois par commune entre 1999 et 2008

Emplois agglo 1999 2008

 

Au sein de la CACM, la croissance économique (entre 1999 et 2008) n'est pas équitablement répartie. Toutes les communes perdent des emplois, hormis Castres (+908), Labruguière (+792), Aussillon (+186), Aiguefonde (+81).

La ville de Mazamet accuse le plus net recul en terme de concentration d'emplois (-355). C'est aussi la ville qui perd le plus d'établissements (-71).

Labruguière bénéficie d'un contexte beaucoup plus avantageux, puisque, sur la même période, notre commune a vu s'installer, sur son territoire 45 nouveaux établissements, Castres 9, Aussillon et Aiguefonde 3.

 

A l'échelle de l'agglomération toujours, le plus gros employeur est le commerce, la réparation d'automobiles et de motocycles (4423 emplois dans 682 établissements). En 1999, c'était le second poste économique, derrière les autres produits industriels (4680 emplois en 99 contre 3228 aujourd'hui). Ce dernier est le domaine qui perd le plus d'emplois : 1 452 en 9 ans !

Le second poste d'emploi, devant les autres produits industriels refoulé en troisième position, est celui des activités spécialisées en sciences et techniques et services administratifs, avec 3337 emploi dans 277 établissements. C'est également ce secteur qui a créé le plus d'emplois (911 en 9 ans, soit plus de 100 par an).

Sur le territoire de l'agglomération, une seule activité a disparu durant la période intercensitaire : la fabrication de matériels de transports. Cette branche comptait 4 établissements employant 33 personnes en 1999, répartis sur les communes de Castres et d'Aiguefonde.

 

 

II / Labruguière

2-1 / Les données pôle emploi

Notre commune propose, en 2008, 1230 emplois répartis dans 147 établissements. Ainsi, Labruguière reste la 4° commune la plus pourvoyeuse d'emplois de la Communauté d'Agglomération derrière Castres (13 131 emplois), Mazamet (2 812 emplois) et Aussillon (1 516 emplois).

Entre 1999 et 2008, c'est également la commune qui a vu la plus nette progression d'emplois créés (81 % de croissance, soit 646 emplois créé en 9 ans), qui lui permet de peser pour 6,12 % des emplois de l'agglo contre 4,14 % en 1999.

En comparaison, sur le même période, Castres a vu l'emploi progresser de 7,42 % (pourtant plus de 900 emplois créés en 9 ans).

L'emploi à Mazamet a régressé (-11,2 %, perdant 355 emplois en 9 ans), tandis qu'Aussillon voyait se développer 186 emplois (presque 14 % de plus en 9 ans). 

Depuis 1999, alors que Labruguière ne comptait que 792 emplois, notre commune s'est rapprochée d'Aussillon en réduisant l'écart existant en terme d'offre d'emplois, pour détenir un niveau quasiment équivalent.

Ainsi, entre 1994 et 2010, en même temps qu'elle croissait, l'offre d'emploi s'est largement diversifiée. Composée essentiellement d'emplois dans la branche de fabrication d'autres produits industriels, l'emploi s'équilibre à peu près entre les fabrications d'autres produits industriels, la construction, les commerces et garages, l'information et la communication et les administrations publiques.

emploi par type activités 1994

  emploi par type activité 2010

 

Le développement de notre commune, tant démographique qu'économique n'a pourtant pas influé directement sur son rang. Ainsi, lorsque l'on procède à une comparaison avec d'autres communes de strates équivalentes du Tarn, Labruguière est passée, démographiquement de la 10° à la 11° des communes les plus peuplées du département (données INSEE).

classement villes Tarn

L'on constate également qu'entre 1999 et 2008, notre commune, bien que moins peuplée que Saint Juéry a bénéficié de plus de création d'emplois que cette dernière.

 

Ainsi, à Labruguière, en 1999, il y a un emploi pour 6,9 habitants. Pour les communes de strates équivalentes, cet indice est de 1 pour 3,9 à Lavaur, 1 pour 5,1 à Aussillon et 1 pour 4,7 à Saint-Sulpice. Le département du Tarn, dans son ensemble, offrait 1 emploi pour 5,2 habitants.

Ainsi, bien que peuplée, Labruguière n'offrait pas, il y a 13 ans, autant d'emplois que des villes équivalentes du département. Notre commune était beaucoup plus une ville dortoir qu'actuellement.

En 2008, le département offre toujours 1 emploi pour 5 habitants. La Communauté d'Agglomération de Castres-Mazamet offre 1 emploi pour 4,1 habitants, la Zone d'Emploi (hors CACM) 1 emploi pour 7,1 habitants. Les villes de strate équivalente offrent, pour Lavaur 1 emploi pour 3,99 habitants, Aussillon 1 emploi pour 4,5 habitants, Saint-Sulpice 1 emploi pour 4,4 habitants.

Labruguière a gagné, durant la période intercensitaire davantage d'emplois que d'habitants. Cependant, certains communes de strates équivalentes ont gagné davantage d'habitants que d'emplois, seule la commune de Rabastens a perdu des emplois en gagnant des habitants, voyant ainsi son indice s'effondrer (qui passe de 1 emploi pour 7,4 habitants en 1999 à 1 emploi pour 9,1 habitants en 2008).

Ainsi donc, en 9 ans, notre commune est rentrée dans le concert des communes qui participent bien au développement économique du département en proposant 1 emploi pour 5,4 habitants. Par contre, elle est un peu à la traine des communes participant au développement économique de la CACM, bien loin derrière Castres (1 emploi pour 3,3 habitants en 2008).

 

 

 

A Labruguière, l'emploi s'est nettement accru durant la période de 2006 à 2008, comme le démontre le graphique ci-après. Ce graphique servira d'étalon ensuite, afin de comparer les évolutions tendancielles des emplois par branches.

Evolution des emplois de 1994 à 2010

emplois total 94 à 2010

La branche de fabrication d'autres produits industriels reste, sur notre commune, le premier employeur, bien que les effectifs aient décrus de plus de moitié entre 1994 et 2010. Pourtant, ce secteur a conservé le même nombre d'établissements (certains ayant fermé et de nouveaux ayant ouvert). Le secteur s'est recomposé en structures plus petites. En moyenne, ces structures passent de 45 emplois par établissements à 24. Le secteur a subi une sévère décroissance jusqu'en 2002 (il atteint 156 emplois). Ensuite, il croît légèrement. Cette branche se structure, en 2010, autour, essentiellement, des activités de fabrication de placages et de panneaux de bois (119 emplois), de portes et fenêtres métalliques (70 emplois), de fabrication d'articles à maille (25 emplois), etc.

Evolution des emplois (fabrication d'autres produits industriels) de 1999 à 2010.

fabrication autres produits industriels 94 à 2010

 

 

La branche information et communication, essentiellement basée sur les activités informatiques et services d'information, l'édition, l'audiovisuel et la diffusion : gestion d'installations informatiques (160 emplois), édition de revues et périodiques (27 emplois) et conseils en systèmes et logiciels informatiques (26 emplois).

Ce secteur d'activités est un secteur récemment exploité à Labruguière. En effet, une entreprise fut créée en 1998 puis disparue après 1999. Une autre réapparaît en 2004 pour subsister jusqu'à aujourd'hui. Relevons qu'en la matière, Labruguière est la commune de la CACM à compter le plus d'emplois dans le secteur de la communication et de l'information, avec seulement 3 établissements (Castres 141 emplois en 2008 répartis dans 19 établissements).

Le niveau de concentration d'emplois est intéressant, de l'ordre de 71 par entreprises, la moyenne communale étant de 8,36 emplois par établissement. 

 Evolution des emplois (information et communication) entre 1994 et 2010

information et communication 94 à 2010

 

 

Le secteur administration publique, santé et action sociale est le 3° secteur pourvoyeur d'emplois. Il se constitue autour de l'hébergement médicalisé pour personnes âgées ( 115 emplois), l'activité des médecins généralistes (32 emplois), des ambulances (17 emplois), l'accueil de jeunes enfants (13 emplois), d'enseignement général secondaire (12 emplois), etc. De cette liste issue de la Nomenclature des Activités Françaises sont absents les emplois correspondant à ceux de l'administration communale (employés municipaux, encadrants scolaires, etc.).

Cette activité n'a eu de cesse de croître depuis 1994. Entre 2006 et 2007 cette croissance a été plus importante (28 % avec 43 nouveaux emplois). Par contre la branche voit s'opérer un certain retrait depuis 2008 / 2009.

Il s'agit d'une branche à forte concentration d'emplois. En effet, en moyenne, chaque établissement propose 17,8 emplois.

Evolution des emplois (administration publique, santé et action sociale) de 1994 à 2010

administration publique, éducation, santé et action socia

 

 

 

Le secteur de la construction est le 4° plus gros employeur de notre commune. Il est structuré autour de 12 branches d'activités, dont les principales sont la construction d'autres bâtiments (35 emplois), la réalisation d'installations électriques dans tous locaux (23 emplois), la maçonnerie générale & gros oeuvre (23 emplois), la construction de réseaux électriques et de télécom (18 emplois), les travaux de menuiseries métalliques et de serrurerie (15 emplois), etc.

Le secteur a connu une légère embellie jsuqu'en 2003, puis une décroissance, pour revenir, en 2010, à un niveau quasiment équivalent à 2010. Par contre, la filière s'est émiettée et largement diversifiée. En effet, en 1999, 144 emplois étaient répartis en 19 établissements (7,5 emplois par entreprise) et en 2010, les 148 emplois qu'elle comptent sont répartis entre 28 établissements (5,28 emplois par entreprise).

Evolution de l'emploi (construction) de 1994 à 2010

construction 94 à 2010

 

 

 

La 5° branche la plus pourvoyeuse d'emplois communaux est celle des commerces, de la réparation automobile et de motocycles. Cette branche se structure autour de l'activité de supermarché (32 emplois), de la pharmaceutique (14 emplois), du commerce de gros en bois et matériaux de construction (12 emplois), l'entretien et la réparation de véhicules automobiles légers (9 emplois), les supérettes (8 emplois), le commerce de détail de la quincaillerie, la peinture et l'électrique (7 emplois), etc.

 

Le secteur a subi quelques fluctuations depuis 1994, mais observe, sur la période, une croissance relativement stable. Le nombre d'établissements se maintient également. 

Le secteur est large, puisqu'il regroupe 24 établissements. Ainsi il propose une concentration moyenne de 5,3 emplois par établissement.

Evolution d'emplois (commerces, réparation automobiles et motocycles) de 1994 à 2010

Commerces, réparations auto et motocycles 94 à 2010

 

 

 

 

Les activités spécialisées, les sciences et techniques et les services administratifs se structurent autour des activités des sièges sociaux (34 emplois), des activités des agences de publicité (19 emplois), des photocopieuses et des autres services spécialisés de soutien de bureau (7 emplois), des activités comptables (6 emplois), juridiques, (5 emplois), etc.

Cette activité, même si elle a toujours existé à Labruguière, a connu une très forte croissance de 2005 à 2009. Depuis, elle croît toujours mais de façon modérée. Le secteur a multiplié par plus de 2 le nombre d'établissements (de 5 à 12) et par presque plus de 8 le nombre d'emplois.

La concentration d'emploi est assez bonne, en moyenne de 7 emplois par établissement, mais surtout trustée par une seule activité.

Evolution des emplois (activités spécialisées, sciences et techniques, services administratifs) de 1994 à 2010

Activités spécialisées, siences et techniques, services

 

 

 

 

Les autres activités de services viennent ensuite en ordre d'importance. elles se structurent, essentiellement, autour des autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire (22 emplois), des autres activités récréatives et de loisirs (20 emplois), de la coiffure (10 emplois), etc.

Le nombre d'emplois de cette branche s'est accru aussi vite que le nombre d'établissements. tous deux ont doublé depuis 1994. Même si l'évolution de ce secteur d'activité connaît de multiples aléas, il affiche une croissance stable sur l'ensemble de la période. Il a connu un pic en 2009 avec 66 emplois.

La concentration d'emplois est très faible. En moyenne de 3,6 emploi par établissement. Cependant, en-dehors des deux activités employant plus de 20 personnes, cette moyenne chute à 1,8 emploi par établissement.

Evolution de l'emploi (autres activités de services) de 1994 à 2010

autres activités de services 94 à 2010

 

 

 

 

Le secteur de fabrication d'équipements électriques, informatiques et de machines est structuré autour de 3 principaux pôles d'activité : la fabrication de composants électroniques (6 emplois), la fabrication de matériel de distribution et de commande électrique ( 5 emplois) et de la fabrication d'autres machines outils (24 emplois).

Le secteur a connu de grandes fluctuations entre 1994 et 2010. En terme d'amplitude, le nombre d'emploi a ainsi pu varier entre 14 emplois en 1999 et 48 en 2006. Sur l'ensemble de la période et malgré ces fluctuations, l'évolution est relativement faible avec une légère croissance des emplois et des établissements (3 établissements en 2010 contre 1 seul en 1994 et 25 emplois en 1994 contre 35 en 2010).

La concentration d'emplois est intéressante, puisque chaque établissement emploie en moyenne 11,6 personnes. Cependant, les différences sont grandes avec une entreprise de 24 employés et deux de 5 et 6.

Evolution de l'emploi (fabrication d'équipements électriques, informatiques et machines) entre 1994 et 2010

fabrication équipements électriques, éleectronique, info

 

 

 

 

Le transport et l'entreposage est, quant à lui, un secteur organisé autour des activités de transport de voyageurs par taxi (8 emplois), de transport routier de frêt interurbain (7 emplois) et de transport routier de frêt de proximité (11 emplois).

Ce secteur est un secteur en décroissance sur l'ensemble de la période, puisqu'il perd 1 établissement et 5 emplois. Il a également subi de fortes fluctuations, notamment entre 1999 et 2002. Il totalisait, en 2001, 42 emplois pour 5 établissements. En 2006, il ne comptait plus que 23 emplois, pour le même nombre d'établissements.

Le secteur offre une concentration d'emplois assez faible (5,6 emplois par établissement, bien en-dessous de la moyenne départementale de 7,9 emplois par établissement et de celle de la CACM 8,9 / établissement).

Evolution des emplois (transport et entreposage) entre 1994 et 2010

transports et entreposages 94 à 2010

 

 

 

 

Les activités financières et d'assurance sont structurées autour de 4 activités principales :

- les autres activités intermédiaires monétaires (8 emplois) ;

- les activités des sociétés de holding (12 emplois) ;

- le support juridique en gestion de patrimoine immobilier (4 emplois) ;

- les autres activités auxiliaires aux assurances et caisses de retraite (1 emploi).

Ces types d'activité étaient véritablement accessoires à Labruguière en 1994, elles ont même disparu en 2001. Elles ont ensuite décollé dès 2004 (15 emplois). ces activités ont ensuite légèrement stagné entre 2005 et 2007 pour croître de nouveau dès 2008 (30 emplois). Par contre, en 2009, elles entament une chute (7 emplois en moins entre 2009 et 2010).

Bien qu'encore peu représentative, cette nature d'activité suit assez bien l'évolution conjoncturelle des emplois sur notre commune.

Cette activité est très peu concentratrice. En effet, hormis pour ce qui concerne les activités de société de holding, les établissements offrent 2,2 emploi en moyenne. En général, cette moyenne se situe à 4,16 emplois par établissement.

Evolution des emplois (activités financières et d'assurancesà entre 1994 et 2010

activités financières et d'assurance 94 à 2010

 

 

 

 

Le secteur de fabrication d'alimentation, de boissons et de produits de base hors tabac n'est constitué, à Labruguière, que de deux branches, la charcuterie (9 emplois) et la boulangerie pâtisserie (10 emplois).

Ce secteur est un secteur qui a été très chahuté sur la période. Même s'il gagne 9 emplois, il subit plusieurs périodes de décroissance et une seule période de croissance continue entre 2005 et 2009. Entre 2009 et 2010, 1 établissement et 2 emplois ont disparu.

Ce secteur n'est pas un secteur concentrateur, mais c'est relatif à sa nature, d'entreprises plutôt "familiales". Ainsi, en moyenne, chaque structure emploi 3,16 personnes. Il témoigne de la faible représentativité du secteur agro alimentaire sur notre territoire, pourtant à vocation agricole.

Evolution des emplois (fabrication d'aliments, de boissons et de produits de base hors tabac) entre 1994 et 2010.

fabrication aliments, boissons produits de base hors tabac

 

 

 

 

Le secteur de l'hébergement et de la restauration n'est plus constitué que de la restauration traditionnelle. Cette dernière emploie 15 personnes dans 6 établissements en 2010. Ce secteur est devenu monotypique. En effet, en 1994, Labruguière disposait de 2 hôtels ou hébergements similaires regroupant 5 emplois, de 1 établissement de restauration traditionnelle regroupant 2 emplois ainsi que de 2 débits de boissons regroupant 20 emplois. Cette nomenclature NAF paraît incohérente, puisque semblant éluder certains activités toujours existantes sur notre commune (notamment les 3 débits de boissons dont certains font également restauration traditionnelle...).

Ce secteur est également en forte chute. Même si nous n'avons jamais eu autant de restaurants, cette filière a déjà créé beaucoup plus d'emploi qu'actuellement. Ainsi, en 1996, elle rassemblait 39 emplois, contre 15 seulement en 2010 et 27 en 1994. Entre 2009 et 2010, le secteur perd, sans diminution du nombre d'établisssements, 9 emplois. Toutefois, sur la période observée, c'est l'année 2005 la plus mauvaise, avec seulement 5 établissements et 10 emplois.

La filière est également très peu concentratrice, puisqu'elle génère en moyenne 2,5 emplois par établissement. Depuis 1994, elle est encore moins un réservoir d'emplois, puisque cette concentration diminue de moitié (5,4 emplois par établissement en moyenne en 1994).

Evolution des emplois (Hébergement et restauration) entre 1994 et 2010

hébergement et restauration 94 à 2010

 

 

 

 

L'activité immobilière, sur la période, n'a commencé qu'en 1999. Depuis, elle perdure avec quelques légères évolutions. Il semblerait qu'un pic (53 emplois) survenant en 2004 soit lié à une activité de location de terrains & de biens immobiliers. Cependant, cela doit plutôt relever d'une erreur de saisie statistique ou autre et paraît plus une bizarrerie qu'une activité réelle.

En 2010, selon les statistiques Pôle Emploi, Labruguière n'aurait disposé que d'une agence immobilière employant 1 seule personne.

Evolution de l'emploi (activités immobilières) entre 1994 et 2010

activités immobilières 94 à 2010

 

 

 

 

 

Ensuite, certaines activités ont purement et simplement disparu sur notre commune. C'est le cas pour ce qui concerne les activités d'extraction, d'énergie, de l'eau, de la gestion des déchets et de dépollution.

Cette activité a commencé à décliner dès 2001 pour disparaître vraiment en 2007. Elle a pu employer jusqu'à 17 personnes en 2001.

Evolution des emplois (extraction, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution) entre 1994 et 2010

Extraction, énergie, eau, gestion des déchets et dépollu

 

 

 

 

La fabrication de matériels de transport a également existé entre 1995 et 1998. Au bout de 4 années pleines, cette activité employant une personne a disparu également.

 

 

Par ailleurs, l'activité agricole n'apparaît pas dans la nomenclature NAF, ce qui fait que les connaissances existantes ne peuvent être croisées avec les données issues de Pôle Emploi.

 

 

2-2 / Les données INSEE

En terme de recensement d'emploi, les données fournies par l'INSEE (recensements généraux de 1999 et 2008) sont différentes des données recueillies par Pôle emploi.

emplois dans la zone

Par ailleurs, l'INSEE dénombre des emplois dans "la zone". Il est donc possible que les données indiquées par l'INSEE ne soient pas exclusivement communales.

Ainsi, l'INSEE recense 1408 emplois en 1999 et 1679 en 2008. Pour 1999, l'INSEE recense 616 emplois de plus que Pôle emploi, en 2008, cette différence n'est plus que de 449 emplois. Ainsi, les croissances de l'emploi décrites tant par l'INSEE que par Pôle Emploi sont bien différentes. Elle est de 19 % en 9 ans pour l'INSEE, contre 46 % pour Pôle emploi, soit moins de la moitié.

 

 

emplois par secteur d'activité

En terme de répartition des emplois, mêmes remarques. L'INSEE, par ailleurs, nous donne ici une information différente que précédemment. Il n'y a plus, en 2008, que 1549 emplois dans la zone contre 1679 (indiqué plus haut).

Les différences persistent. L'INSEE dénombre 42 agriculteurs, Pôle Emploi aucun.

L'INSEE décompte 318 emplois dans l'industrie, Pôle Emploi en décompte 232.

Pour l'INSEE, le secteur de la construction concentre 236 emplois. Pôle Emploi considère qu'il en concentre 153.

Le commerce, selon l'INSEE, fournirait 538 emplois, contre 136 pour Pôle Emploi.

Les administrations, services de santé et d'éducation rassembleraient 415 employés selon l'INSEE, seulement 208 pour Pôle Emploi.

Par contre, l'INSEE ne détermine pas d'autres distinctions de répartitions des emplois, contrairement à Pôle Emploi, qui permet d'analyser finement la structuration de l'emploi (en fonction de 4 catégorisation des codes NAF).

 

 

emplois par CSP

 

Lorsque l'INSEE analyse la répartition des emplois par catégorie socio-professionnelle, on ne retrouve plus que 12 agriculteurs exploitants (42 précédemment recensés).

Ainsi, selon l'INSEE, notre commune compterait une majorité d'ouvrier et d'employés (55% des actifs).

L'analyse de l'évolution des emplois témoigne de légères fluctuations entre 1999 et 2008. Cette évolution démontre également une mutation de la population active. Bien que représentant encore la mojorité des actifs, les employés et ouvriers ont tendance à décroître, au bénéfice des professions intermédiaires et supérieures. La représentation des cadres et professions intellectuelles supérieures, par exemple, a doublé en 9 ans.

 déplacement domicile travail

D'après les résultats de l'INSEE, seulement 737 actifs résidants à Labruguière de 15 à 64 ans travailleraient sur notre commune. Ainsi, ce sont 942 emplois présents sur notre commune qui sont occupés par des actifs provenant d'autres territoires. Ceci signifierait que notre commune serait plus attractive en terme d'emploi, mais avec très peu de main d'oeuvre locale. Dans ce tableau pourtant, il s'agit des actifs ayant un emploi. Ces derniers sont 2188 sur notre commune. Les actifs résidants et travaillant sur d'autres territoires sont donc constitués de 1451 personnes...

Ces actifs là travaillent majoritairement dans d'autres communes du département, sans toutefois que l'INSEE ne nous dise desquelles il s'agit. Ceux-ci représentent 1343 personnes (61% des actifs âgés de 15 à 64 ans ayant un emploi).

85 actifs travaillent dans un autre département de la région Midi-Pyrénées (soit presque 4 %). 19 travaillent ailleurs en France et 4 actifs Labruguièrois travaillent hors métropole.

 

chomage

L'INSEE compte 328 Chômeurs à Labruguière en 2008, ce qui représenterait 12,9 % des actifs. En 1999, ce taux de chômage était de 15 %. Ainsi, en 9 ans, la situation communale de l'emploi s'est améliorée et son taux de chômage est inférieur à celui de la CACM (15,3 %), à celui de l'unité urbaine de Castres (14,9 %) mais reste supérieur à celui du département (11,5 %) et du pays (11,06 %).

 

 

 

Les données statistiques disponibles sont ainsi assez différentes et l'exploitation de l'une ou de l'autre révèle des mécanismes bien différents.

Il reste tout de même intéressant de constater les évolutions structurelles de l'emploi sur notre commune. Force est de constater que les effets de la crise se sont ressentis localement. Depuis 2008, selon les données Pôle Emploi, les emplois ont baissé de presque 3 % en 2 ans et cette baisse impacte presque tous les domaines d'activité. Ceux qui en réchappent sont les petits commerces (fabrication d'aliments boissons, autres produits de base), l'industrie (reprise en 2010), le secteur des transports, les activités spécialisées et les activités de service.

Toutefois, réjouissons-nous que l'offre d'emploi soit à la hausse, ce qui laisse espérer, dans l'avenir, une croissance encore plus forte que celle connue depuis 1999. Par ailleurs, la nature même de la croissance de ces emplois semble lié au développement des activités relevant de l'informatique et des réseaux.

Pour conclure, la Dépêche publiait un article positif concernant le déroulement de la journée dynamique emploi (22 septembre 2011). Lors de cette journée, 28 entreprises auraient proposé 80 postes, ce qui est tout de même important. Par contre, la Dépêche nous donne des chiffres qui restent pour le moins surprenants au regard de la conclusion que l'article en fait. En effet, 740 personnes auraient été convoquées (328 chômeurs à Labruguière en 2008) et seulement 283 personnes auraient indiqué participer aux rencontres (durant 3 jours ??) à l'issue desquelles 82 demandeurs d'emplois ont été retenus. 90 profils ne correspondaient pas aux postes et l'article nous informe que 111 personnes n'ont pas pu participer à l'action (à rajouter aux 457 énumérées préalablement ?).

Nous rejoignons les commentaires déjà opposés par un lecteur et que nous vous laissons découvrir au travers de l'article en question. Car, si 82 personnes ont été retenues, l'article annonce que seulement 16 contrats ont été signés, dont une grosse majorité en précarité : 2 CDD de plus de 6 mois (mais avec un terme), 2 missions en intérim (dont nous ignorons les durées), 6 emplois en travail temporaire et 1 CAE...

De toutes façons, nous louons et soutenons les efforts entrepris. Ces emplois sont des emplois quoi qu'on en dise et permettrons à certains de nos concitoyens d'acquérir de l'expérience et une rémunération. C'est toujours bon à prendre !

Cependant, rejoignons le lecteur qui appelle à d'avantage de modestie devant un tel résultat. Car quoi qu'il en soit satisfaisant, ce dernier reste tout de même loin d'être un bilan positif. En effet, 88 % des personnes convoquées n'ont pas participé à l'opération. Sur les 82 personnes retenues, les résultats décrivent un taux de réussite de 19 % (16 contrats signés), dont même pas 20 % de CDI (nous n'incluons pas les 2 CDI à temps partiel annoncés, car le temps partiel peut ne pas être une réponse à un besoin). Ces résultats démontrent le niveau de précarité des emplois proposés et laissent peu optimistes sur l'évolution du contexte économiques local actuel.

Il aurait été davantage intéressant d'avoir un bilan annuel des résultats de l'association Point Malin, qui, nous n'en doutons pas, auraient été beaucoup plus significatifs...

Publié dans : L'économie - Communauté : Labruguière - Par C-L
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